Le GR20, Ça c’est fait!

Premier jour de randonnée 04-09

Réveil à 05.00
Départ 05.30

Météo: grosse pluie vent et froid

Démarrage en douceur en compagnie de Angus, un australien rencontré la veille et qui devait aussi partir tôt.
Le pas est léger pour commencer puis plus rapide.
Arrivée au premier refuge Piobu à 09.30. Chemin pas trop cabossé.
Reprise direct de la randonnée après s’être arrêté à la source pour remplir la gourde.
Cette deuxième étape est beaucoup plus fatigante et difficile. Pluie et tempête tout au long du trek. J’ai rencontré Jean-Raymond un mauricien fan de randonne. J’ai fait les trois dernières heures en sa compagnie.
Arrivée au refuge de Carrozzu à 14.30!
Content d’y être!
Petits étirements un peu de Voltaren et connaissance avec mes voisins de chambrée.
Pas de douche dispo, tout le monde est trempé et fait pendre ses affaires partout.
Repas de ce soir à 18.00
Sûrement pas trainer à dormir
Physiquement je me sens bien et content de faire une seule étape demain surtout qu’ils annoncent encore vent et pluie
Dodo à 20.00
Durant la nuit des sauveteurs nous ont réveillé à 02.00 car il y avait une personne blessée restée dans la montagne. Ils voulaient des renseignements.

 

Deuxième jour de rando. 05-09

Réveil 06.15
Départ 06.55

Météo nuageux et pluvieux.

Il fait pas très chaud autour des 19 degrés.
Musculairement ça roule. Je sens quand même les efforts de la veille. Je suis content de pas faire une grand étape aujourd’hui vu le temps.
La partie du GR20 commence ici par un passage de la passerelle (pont suspendu) ensuite ça continue sur des passages de plaques très glissantes. Vraiment je suis pas très rassuré mais c’est le chemin du Gr20 donc normalement si tout le monde est passé, je dois y arriver.
Ça continue à grimper, c’est vraiment raide en tout cas. Je ne pensais pas que c’était si dur. Il faut vraiment être prudent et ne pas prendre de risques.
Arrivée au sommet, petite photo 😉 et puis Go descente! La descente est tranquille, je vais à mon aise en me disant que le lendemain, c’est le cirque de la solitude et qu’il faut vraiment que je sois en forme. Il faut aussi que je me rende compte de mon rythme et estimer mon avancement par rapport au topo guide.
Je commence à voir le refuge du haut. J’estime à une heure le temps d’y arriver. Finalement il m’en a fallu mois que ça.

Durée de l’étape 3heures 30minutes

Trop content d’avoir mis ce timing, sachant que je n’ai vraiment pas poussé le pas.
Refuge très accueillant, la gardienne se demandait ce que je faisait là et si j’étais perdu :) je lui ai fait un grand sourire et lui ai dit que je venais de Carrozzu. Super accueil, ensuite j’ai étalé mes affaires pour qu’elles sèchent. Et puis direct à la douche avec eau chaude :) ça fait trop du bien! J’en profite pour faire une petite lessive.
Comme je suis arrivé tôt j’ai le temps de faire sécher mes affaires. Trop bien, je profite vraiment de me reposer. Normalement demain il ne devrait pas faire trop dégueu. Un peu de pluie ça va mais pour la longue étape qui m’attend j’ai vraiment pas envie de la passer sous la flotte.
Confirmation de la gardienne du refuge (Martine) que demain la météo sera ok et que je peux partir à la lampe.
Ce soir je devais faire le choix entre manger au resto ou me faire à manger. Le resto ne servant pas avant 19.30 j’ai choisi de me faire une boite de ravioli. Finalement c’était un très bon choix.
Il est 19.30 et je suis presque prêt. Un dernier massage des muscles avant de rentrer dans le duvet et puis au lit!
Dodo il est 20h30.

 

Troisième jour de randonnée 06-09

Réveil: 05:20
Départ de la rando 05:45

Météo: ciel degagé et température aux alentour des 20 degré. Pas de pluie de prévu.

Départ à la lampe.
Magnifique paysage avant le cirque de la solitude.
Cirque de la solitude très impressionnant. Passage délicat technique et encore humide de la veille. Le soleil n’est pas encore sur les versants.
Passage du cirque, croisement avec d’autres personnes et arrivée au refuge de Tighetthu à 10h00
Arrêt de 30min. Pause coke et petit pipi.
Reprise de la rando en direction du refuge Di Mori passage tranquille au début même très plat et descendant, avant de commencer l’ascension et d’arriver au haut du col. le refuge commence à être visible, encore 30min de marche et j’y suis. Ils font des trucs à manger pour le midi, je prends un sandwich mais le gardien est vraiment désagréable. Je rencontre Qin et partageons quelques anecdotes. On fini par faire le trajets jusque Vergio ensemble. Très sympa cette rencontre et ça nous a permis de ne pas faire la route seuls de notre côté.
Nous sommes arrivés enfin au gîte. Le dernier bout de l’étape est beaucoup plus long que ce que raconte le topo. On a mis 2:40 au lieu des 2:20 prévu. Première fois que je ne suis pas en dessous du temps du guide.
Il y a de quoi se ravitailler, j’en profite pour m’acheter deux yogourt, une pomme, un ice tea, et un rouleau de PQ qui lui n’est pas en état de décomposition comme le précédent qui a souffert de la tempête.
Le repas est à 19.00 resto ce soir. Au menu viande pomme de terre et ratatouille et comme dessert tarte au pomme framboise. Ça change des pâtes et raviolis
Déjà le temps de dormir. Le sac est prêt pour demain. Tout le monde dort aussi je pense que je vais les réveiller quand je vais partir demain.
Dodo il est 21:00

Quatrième jour de randonnée 07-09

Réveil à 05.20
Départ 05.50

Météo: ciel dégagé et beau temps pour la journée.

Fin de l’étape 6 et étape 7 bouclé.
4 heures de marche pour étape 6 et 4.30 pour étape 7.
Journée magnifique paysages exceptionnels, la journée a commencé sous la lampe pendant 45min ensuite ça grimpait pour atteindre le premier sommet. Il y avait plein d’annimaux qui étaient en liberté. Des vaches vraiment pas farouches, des chèvres qui se répondaient à elles-même…
Arrivée au refuge de Manganu à 9.50 j’achète une boite de salade niçoise et puis je me mange déjà un bon dîner. J’en profite également pour mettre les premiers Compeed à titre préventif. Les petites rougeurs de la veille se font même ressentir sous les pieds.
Après ce petit casse croûte je reprends le chemin. Et les crêtes s’annoncent! Étape que je savais difficile, non pas à cause des dénivelés mais surtout à cause de l’accumulation de la fatigue. N’empêche, il fait super beau et les paysages valent le détour.
Je repassage pas mal de gens, je suis bien content :) ça y est je garde le bon rythme des premiers jours.
Je commence à sérieusement fatiguer, heureusement je sais que c’est la dernière côté et je check le GPS pour me situer au refuge. Je remarque qu’il me reste même pas une heure. Ça me motive à allonger le pas :) enfin le refuge à vue. Une petite descente de 30minutes et me voilà arrivé! Enfin:)
Une petite lessive, des étirements, quelques discussions ici et la avec des personnes qui font du sud au nord et puis il est déjà l’heure du repas!
Bonne soupe consistante avec un fromage et une très bonne crème brûlée! Que du bonheur! Il fait froid je traîne pas a me mettre sous la couette.

Encore dans les premiers:)

Cinquième jour de randonnée le 08-09

Réveil 06.00
Départ 06.30
Météo: ciel dégagé, la journée va être belle :)

Le démarrage commence par une recherche de la balise de départ. Je la trouve après dix minutes de recherche. Le début de cette étape commence par une descente, trop cool pour les genoux! Un splendide torrent suit le chemin et de nombreuses vasques jalonnent le trajet. On pourrait s’y baigner mais là il est trop tôt et la température de l’eau ne doit pas dépasser les 12 degrés. Je rencontre deux bergers Corse qui allaient à la rencontre de leurs bêtes. Ils me lancent une vanne en me disant que je me trompe de chemin et que j’allais en direction du Nord. Merci les bergers de me faire stresser dès le matin!
J’allonge le pas, et arrive au refuge de l’Onda après 3 heures de marche (le guide donne 4 heures 50minutes pour cette étape) pas mal j’en fais beaucoup moins!

Un casse croûte s’impose, j’achète un pain, deux conserves et un coke.

Je me rempli l’estomac avant d’entamer la deuxième étape de la journée. Pause de 30min. Requinqué comme un sous neuf, les choses sérieuses reprennent. J’enchaine 600 mètres de dénivelés positifs puis 1200m négatifs.

Les genoux encaissent sérieusement. Je passe devant la cascade des Anglais (lieu dit).

C’est blindé de touristes, hé oui j’arrive à la civilisation, Vizzavonne est devant!
Je savais que cette étape était longue, j’ai été servi! J’arrive il est 14h30. Encore une belle performance, seulement 4 heures 30min (au lieu des 6h05 du guide)
Je me prends une chambre au gîte, douche, lessive… Ensuite je vais me prendre une portion de frite au super resto « le chef de gare » dont tout le monde me parlait sur le GR. J’y prends également mon repas du soir. Super bon et pas trop cher! Ça sera le coup de cœur niveau alimentaire de cette rando jusqu’ici. En entrée : assiette de charcuterie corse, en plat du sanglier, ensuite fromage, et je termine par un magnifique magnum classic: que du bonheur!
Dodo il est 21.30, un peu tard…

 

Sixième jour de randonnée le 09-09

Levé à 06.00
Départ 06.30
Météo: encore un beau ciel dégagé :)

Je descends à la gare de Vizzavonne là où la veille j’avais consommé un ice tea pour avoir du wifi au café du Refuge du GR20 (refuge privé qui est en fait un gîte). Je devais absolument avoir ma confirmation du refuge de Prati que j’avais réservé la veille. J’ai du changer le programme à cause de cette étape de Matalza qui a bousculé mon timing.

J’ai donc allongé ma journée pour aller jusqu’au refuge de Prati.
Évidemment pas de confirmation par mail (tu penses bien que bosser le week-end ce n’est pas donner à tout le monde :))
Je prends la route en direction du refuge de Capanelle. Première partie de la journée. Le GR20 commence par une montée mais ce n’est pas trop casse patte. Ça commence à devenir plus plat, j’accélère. Je ressens de belles douleurs dans le genou droit. Les efforts de la veille se font ressentir.
Je ressors mes bâtons (que j’avais rangés depuis trois jours) histoire de soulager un maximum les efforts et la douleur sur les genoux.
Ce chemin est rapide et je suis déjà à 10.20 au refuge de Capanelle. 3 heures 50 min de marche (5h15min annoncé dans le guide). J’achète la traditionnelle boite de salade niçoise, du pain et un coke! Pause de 20min et je repars. Pas le temps de rester à admirer la piste de ski qui se trouve devant moi et qui me fait déjà penser aux vacances de décembre.
Je reprends le chemin jusque Bocca di Verde, me rends compte que je gagne encore du temps par rapport au topo et que je suis dans une bonne moyenne. Le chemin n’est pas trop difficile, je commence à comprendre pourquoi on dit que la partie sud est plus facile que la partie nord. Je me prends une barre énergisante, des fruits sec et un coke que je viens d’acheter au gîte de Bocca di Verde. Besoin d’énergie car ça qui m’attend n’est pas de tout repos. Que du dénivelé positif en veux-tu en voilà.
J’aperçois enfin le gîte, il faut que je me dépêche de trouver la gardienne si je ne veux pas dormir dehors ce soir (vu que je n’avais pas reçu ma confirmation de ma réservation). Tout va bien j’ai un lit et à l’intérieur en plus 😉
Je prends mes affaires, je m’installe et me reprends encore un coke (je pourrais prendre une Pietra mais grand besoin de sucre après l’effort) et quelques fruits secs. Les gardiens du gîtes sont sympa ici. Ça relève un peu de ce que j’ai eu depuis le début.
Demain je ne passerai pas par Matalza. Je fais le puriste! Pas besoin de faire un détour par une étape bidon qui est juste bonne à faire dépenser le pognon des randonneurs. Cette nouvelle étape n’a aucun intérêt. Confirmé par un Corse et sa femme lui-même avec qui je partage le repas du soir. Ils me proposent de partager leur vin et une tablette de chocolat en plus de notre dessert. Grand étonnement, je ne refuse pas. Très sympa cette soirée !
Dodo il est 21.00

 

Septième jour de rando 10-09

Réveil 06.10
Départ 06.40

Météo: ciel dégagé et pas trop froid pour commencer la journée

Le départ est difficile. Non pas à cause du vin, mais moralement il y a un coup de mou. Je trouve que mon départ à 06.40 est beaucoup trop tard. Surtout qu’officiellement j’ai 13 heures 55min de marche sur la journée.

J’ai l’impression que je n’avance pas. En tout cas j’ai envie d’avancer plus vite. J’accélère un petit peu me prends une série de dénivelé (encore et toujours, vive la Corse et ses montagnes). Je croise une source, je rempli mes bidons déjà bien vides.

J’avale les kilomètres et essaie de me dépêcher.

J’arrive au premier refuge de la journée, le refuge d’Isciolu après quatre heures de marche (5h45m dans la guide). C’est bon je garde la moyenne:) je n’arrive pas à trouver le gardien pour lui acheter mes devenu traditionnelles boîtes de thon niçoises, pain et coke.

Finalement je le trouve dans sa remise. Il me vend ce dont j’ai besoin.
J’ai mon doigt qui a une infection et qui a doublé de volume pendant la nuit précédente. J’essaie d’ouvrir la plaie et de la désinfecter avec de l’isobetadine.
Je ne traîne pas, j’ai encore des bornes à faire devant moi!
Le ventre plein, je reprends la route. Les paysages sont très jolis, on peut apercevoir d’un côté la mer et de l’autre les montagnes. C’est vraiment très impressionnant.
J’arrive à l’embranchement qui sépare l’ancienne route de la nouvelle et évidemment je prends l’ancienne comme on me l’a conseillé.
J’arrive ensuite à un pont suspendu, pas très impressionnant mais ça change un peu des paysages entre forêts.
Je sors la caméra et me fait un petit film du passage. Je me prends ensuite un super casse croûte. Deux barres énergisantes :) youhouuuu pas le temps de faire une longue pause. 5 minutes et en route!
Le ciel commence à changer et change d’ailleurs très rapidement. Je n’ai pas envie de faire la fin de mon trajet dans la brume et sous la flotte, je me dépêche! Je reste prudent parce qu’il y a beaucoup de caillasse et ce n’est pas le moment de se casser quelque chose.
Je vois le refuge, c’est bon je ne suis pas tombé dans la purée de pois.
Le gardien me donne ma place. Je fais mes étirements, me ravitaille avec un paquet de TUC (enfin un peu de biscuit salé). Entre toutes ces barres de céréales que je mange depuis sept jours, ça fait du bien!
Je rencontre un groupe de parisien qui fait aussi du marathon. On sympathise et on prend le repas ensemble. Le gars est médecin je lui montre mon doigt et me dis que je n’ai plus rien comme infection. Il n’empêche que c’est toujours bien gonflé et que c’est douloureux. Je le crois mais doute quand même. Donc je ne le crois pas vraiment.
Je ne traîne pas pour aller dormir. Pour une fois je suis bien placé et il n’y a personne à côté de moi:) J’ai toute la place pour dormir
Dodo il est 20.45

 

Huitième jour de rando et le dernier! Le 11-09

Réveil à 05.50
Départ 06.40

Météo : ciel dégagé et température de saison

Avant de partir, Check de mon doigt qui a doublé de volume depuis deux jours. Effectivement il y a encore un peu d’infection. Je prends mon canif et ouvre une deuxième fois la plaie pour en faire sortir le beau liquide infectieux. Je remets une belle dose d’isobethadine avec cette fois-ci un pansement. Ça y est je suis ready pour la journée. Je prends le sentier traditionnel et pas la variante qui pourrait quand même me faire gagner deux belles heures de marche.

Jusqu’au bout ce tracé faut que je le boucle!
Le paysage est moins spectaculaire que ce que j’ai déjà vu. Disons que cette partie de sous bois est un peu du déjà vu. Je trace. J’ai normalement sept heures pour ce premier tronçon et cinq heures pour le deuxième. J’arrive au bout de la première partie en 4heures 40min et m’arrête au refuge de Paliri pour prendre un coke, une salade mexicaine et un bout de pain. 20min d’arrêt au refuge de Paliri et je repars illico. Pas le temps de trainer! La dernière toute dernière étape du GR20 est plus intéressante au niveau des paysages. Je ne suis pas sûr que les dénivelés positifs du guide soient corrects parce que j’ai l’impression d’en faire beaucoup plus. La descente est éprouvante pour les genoux qui souffrent depuis le sixième jour! Mais rien ne me ralenti! J’ai un bon pas, voire même très rapide, je dépasse plein de gens parti de Bavella (à 1h15 de Paliri). Bref je pensais que j’allais lever le pas pour cette dernière journée mais en fait je garde un bon rythme. J’arrive enfin à Conca village de la fin du GR20! Il est 15h15, j’ai donc bouclé cette ultime étape en 3heures 30min ce qui fait 8h10 de marche au lieu des 12heures annoncées par le guide!

Trop content ! J’y suis arrivé !!!

Yeaaah… Le GR20 Ça c’est fait!

Arrivée au gîte, petite douche bien chaude, lessive, coke, et petit en cas en attendant la pizza de ce soir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Aller à la barre d’outils